Chapitre 9: L’UNION EUROPEENNNE - Histoire-Geo Terminale D | DigiClass
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L’UNION EUROPEENNNE

I.  Introduction

     L'union européenne est un ensemble de pays liés par diverses conventions ratifiées collectivement. C'est une organisation économique et politique. Elle réunit 27 Etats avec environ 500 millions d'habitants (2009) sur 4 millions de km2. Le but de ces rapprochements successifs est de favoriser le commerce au sein de l'union et de redonner au vieux continent toute sa puissance face aux nouveaux géants tels que le Japon, la chine et les Etats Unis.

II.  NAISSANCE ET EVOLUTION

A.  Les origines

 L'idée des “Etats unis d'Europe” remonte depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il s'agissait pour Winston Churchill en 1946 de construire une sorte d'Etats-Unis d'Europe.  En 1947, des socialistes de divers partis européens créent le ,‟mouvement pour les Etats-Unis socialistes d'Europe‟. En 1948, le congrès de la Haye rassemble les différents partisans de l'unification de l'Europe. L'une de ses conséquences fut la création du Conseil de l'Europe, première tentative vers la construction d'un avenir commun aux nations d'Europe qui va passer par plusieurs étapes. 

La construction de l'union européenne s'est faite par étapes, influencées par les relations internationales.

B.  Les étapes de la création de l’Union Européenne

       Les principales étapes sont marquées par l'adoption  de quatre traités qui instituent l'Union Européenne :

-Le traité instituant la Communauté Economique du Charbon et de l’Acier (CECA).

       La CECA est composée de l'Europe des six (La France, la République Fédérale d'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg). Le traité instituant cette organisation fut signée à Paris le 18 avril 1951. D'une validité de 50 ans, Elle entra en vigueur le 23 juillet 1952.   Son objectif est de créer un marché commun pour les produits du charbon et de l'acier.

-Les traités de Rome.

   Les traités de Rome instituant la Communauté Economique Européenne (CEE) et la Communauté Européenne de l'Energie Atomique (CEEA/ EURATOM) voient le jour le 25 mars 1957.  Leurs objectifs sont :

Pour la CEE : mettre en place une union douanière et créer un marché commun garantissant la libre circulation des personnes, des services et des capitaux ;

Quant à la CEEA : favoriser l'organisation et le développement de l'industrie nucléaire dans les six Etats membres ainsi que garantir l'approvisionnement en matière premières dans le cadre de l'obligation d'exploiter la fusion de l'atome à des fins exclusivement pacifiques.

  • L’Acte unique européen

 L'Acte unique européen est un traité signé par les douze membres (la Belgique, le Danemark, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne) de la communauté européenne en février 1986.

Entré en vigueur en juillet 1987, Son objectif était de faciliter la libre circulation des personnes, des marchandises, des capitaux et des services et  d‟accroitre les pouvoirs du parlement européen.

  • Le traité de Maastricht

 Signé à Maastricht le 7 février 1992 et il est entré en vigueur le 1er novembre 1993. Au niveau économique et monétaire, le traité fixe un calendrier

(1997 ou 1999) pour créer la monnaie unique et subordonner l'entrée des pays dans l'union monétaire à l'observation des critères de convergences économiques précis. Au plan politique, le traité de Maastricht institue la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il permet également de renforcer le rôle du parlement européen.

III.  LES MOUVEMENTS ET LES PROBLEMES DE POPULATION DE L’UE

A.  Les mouvements et la structure de la population

1.  Les mouvements de population

Au 1er janvier 2009, la population de l'union européenne (UE) est de 499,7 millions d'habitants. Elle est la troisième du monde après la Chine et l'Inde et devant les Etats-Unis (300 millions d'habitants). L'Etat membre le plus peuplé est l'Allemagne (82,3 millions d'habitants) et le moins peuplé est Malte (0,4 millions) Statistiques sur la pop (données  à remonter et préciser les sources). En 2004, sur une population de 460,282 millions d'habitants, le taux de fécondité était de 1,5 enfant par femme, le taux de natalité 10,5%0 et le taux de mortalité, 09.5%0, soit un accroissement naturel de 1% l'an. Le taux de croissance de la population européenne est l'un des plus faibles du monde (Allemagne -0,1% en 2005), mais c'est aussi dans l'Union Européenne que les habitants vivent le plus longtemps, 78,3 ans dont 75,1 pour les hommes et 81,6 pour les femmes.

Depuis le début des années 2000, certains pays de l'UE, principalement méditerranéens ont vu l'immigration devenir importante sur leur territoire. Il s'agit de l'Espagne, de l'Irlande, de l'Autriche, de l'Italie et de Chypre. Ce dernier pays forme avec l'Espagne et l'Irlande le groupe où l'immigration est proportionnellement la plus intense. Elle est également  importante dans d'autres pays comme le Portugal,  la Belgique, la Grèce et surtout le Royaume-Uni. Contrairement aux idées reçues, l'immigration est faible en France.  En 2004, la Pologne, les Pays Baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) et les Pays Bas avaient un solde migratoire négatif.  Le solde migratoire est faible (+1 855,1). (À reformuler)

2.  La structure de la population

La structure de la population en 2006 était de 16,03% pour la tranche d'âge de 0-14 ans, 67,17% pour les 15-64 ans et 16,81% pour les 65 ans et plus. L'espérance de vie générale est estimée à 78,3 ans. Cependant l'espérance de vie des hommes est estimée à 75,1 ans contre 81,6 ans pour les femmes.  

La population active grâce à des systèmes éducatifs performants permet aux entreprises de disposer d'une main d'œuvre productive dotée d'un savoir-faire peu partagé et d'une forte capacité d'adaptation.

B.  Les problèmes de population

1.  Un faible accroissement naturel

 Près de 80% de l'accroissement de la population européenne sont dus  au solde migratoire. Le solde naturel (différence entre naissances et décès) est faible ; la France à elle seule assure plus de la moitié de ce dernier. 

2.  Une faible fécondité

 La fécondité des femmes européennes est partout insuffisante pour assurer le renouvellement  des générations si 2,1 enfants par femme est pris comme référence. Cependant, on peut distinguer en Europe deux groupes de pays ; les pays à fécondité ,‟faiblement déficitaire‟ les pays à fécondité ,‟fortement déficitaire‟. Dans le premier groupe se trouve la Scandinavie (y compris la Finlande), les îles britanniques (Irlande et Royaume uni) le Benelux et la France. Le groupe fortement déficitaire comprend les pays de l'Europe centrale (y compris l'Allemagne) et de l'Europe orientale, ainsi que tous les pays méditerranéens de l'UE. L'ensemble de ces pays vont vivre le crash  démographique (à expliciter voire lexique)  à moyen terme (2025-2040) à moins d'un redressement important de la fécondité ou d'une immigration massive.

3.  Une immigration importante

L'immigration est la première source de croissance démographique.

L'immigration clandestine révélatrice de dynamismes économiques inégaux augmente.  Les sursauts de xénophobie accentuent  les problèmes de l'absence de politique communautaire en matière d'immigration.                   

4.  Une population vieillissante

Plus que dans le reste du monde industrialisé, l'Union Européenne est en proie à un vieillissement démographique rapide, du fait d'une natalité faible et de l'allongement de l'espérance de vie. Les conséquences à termes sont nombreuses : augmentation des dépenses de santé, financement problématique des retraités, affaiblissement  des capacités d'innovation  et de la consommation. Ceci peut réduire l'attractivité et le dynamisme de l'Union, concurrencée par les marchés émergents d'Asie.

5.  Un chômage persistant

Depuis les années 1970, le chômage frappe durement l'Union Européenne. Persistant même lors des embellies économiques, il reflète les difficultés structurelles d'adaptation de l'économie  et de la population active aux mutations rendues nécessaires par l'acuité d'une concurrence devenue mondiale. 

IV.  LA POLITIQUE ECONOMIQUE DE L’UE.

A.  Les caractéristiques du système économique européen

 L'Union européenne est la première puissance économique mondiale en 2009 avec 28,19 % du PIB mondial (GDP 2009, World Bank). Elle est ainsi la première puissance agricole (1er importateur mondial et 1e exportateur) avec les États-Unis, la première puissance tertiaire mondiale et la première puissance industrielle du monde. La part de l'UE dans le produit intérieur brut mondial tend à diminuer, comme celle des États-Unis et du Japon, du fait de la forte croissance de certains pays. 

B.  Le système politique et économique

 L'histoire a fait de l'UE le berceau du capitalisme. Son passé colonialiste lui a permis de nouer des relations avec tous les continents. Cette  place s'explique par  son système politique et  économique ainsi  que par le  dynamisme des différents secteurs économiques. 

Tous les pays membres de l'Union européenne adhèrent aux valeurs de la démocratie pluraliste et aux principes de l'économie de marché.  L'espace construit a été cohérent avec les règles harmonisées de fonctionnement du marché; l'aménagement de l'espace est conçu à l'échelle européenne et non à celle des Etats. 

Les modalités différentes de mise en valeur du territoire, l'intensité plus ou moins marquée de l'urbanisation, de l'industrialisation, sont des critères qui permettent de différencier les espaces. Ce  dynamisme se caractérise par  la  puissance surtout de  l'agriculture et  de  l'industrie.

V.  LES FORCES ET LES FAIBLESSES DE L'AGRICULTURE DE L’UE.

Deuxième puissance agricole du monde derrière les Etats-Unis, l‟UE participe activement au commerce mondial de produits agricole c‟est une agriculture communautaire productiviste caractérisée par une forte intensité et des rendements parmi les plus élevés du monde  grâce  à  des  atouts.

A.  Les forces de l’agriculture

Elles reposent sur :

1.  Les subventions européennes

Fortement protégé, le secteur agricole est soutenu par les subventions accordées par l'Union européenne au travers de la Politique Agricole Commune (PAC). Ces aides, qui représentent 40 % du budget de l'UE, sont vivement critiquées tant par certains États membres comme le Royaume-Uni, que par les principaux pays partenaires commerciaux de l'UE (États-Unis, qui ont aussi leur propre système d‟incitation notamment de nature fiscale) mais aussi par les grands pays agricoles (Australie, Brésil...). 

2.  Les méthodes intensives de production

L'agriculture utilise en général des méthodes intensives de production, excédentaire dans certains domaines, et l'Europe est largement autosuffisante pour l'agriculture  vivrière. La mécanisation et l'usage d'engrais ont permis une forte croissance de la production au-delà même de l'autosuffisance.  Enrichissant la palette des productions, la spécialisation et la complémentarité des agricultures du Nord et du Sud ont fait de l'Europe une grande puissance agricole. Le remembrement, l'irrigation ou le drainage, l'usage de serres chauffées ont engendré une formidable transformation  des paysages au profit des espaces les plus faciles à cultiver, mais, au prix d'un exode rural élevé.

L'instauration de la politique commune visant à réduire les écarts économiques et les déséquilibres régionaux entre  les Etats membres s'est   traduite  dans l'agriculture par la modernisation de l'espace agricole. Le traité de Rome visait, l'autosuffisance alimentaire pour les Européens et un niveau de vie équitable pour les agriculteurs. 

3.  L’importance de la forêt.

La forêt européenne est très importante, et la plupart du temps gérée par l'homme et réglementée. Longtemps déficitaire et négligée, la sylviculture connaît un renouveau d'intérêt et est encouragée : le bois des forêts de culture européennes constitue une énergie propre et renouvelable et peut être utilisé aussi dans la construction et l'industrie, et son implantation fixe les sols, limite la pollution (fixation du CO2) et régule les eaux de surface et le climat. Les importations de bois exotique sont aujourd'hui sévèrement réglementées par l'UE afin de lutter contre la désertification des grandes forêts naturelles du monde.

4.  La Politique Agricole Commune (PAC)

Elle est la principale mesure mise en œuvre. Circulant librement dans la communauté, les produits agricoles ont un prix commun garanti, déterminés à Bruxelles. La préférence communautaire les protège des importations à bas prix par un mécanisme de prélèvement alimentant une caisse commune, le Fonds Européen d'orientation et garantie Agricole (FEOGA), chargé de soutenir les prix et de financer des actions de modernisation. Ce soutien protecteur a eu des résultats remarquables. Des productions importantes , malgré ces atouts énormes, l'agriculture de l'union européenne connait quelques problèmes.

B.  Les faiblesses de l’agriculture

Elles sont dues :

1.  Aux rivalités commerciales avec les Etats-Unis

Les rivalités commerciales avec les Etats-Unis limitent les débouchés. Les stocks croissants de céréales, de produits laitiers, de viande sont la couteuse rançon de prix garantis, supérieurs aux cours mondiaux. On reproche au FEOGA qui consacre 95% de ses engagements à soutenir les prix, d‟absorber l‟essentiel des dépenses communautaires (80%) en 1978, 50% aujourd‟hui). 

2.  Aux écarts de revenus

     Les écarts de revenus restent large entre les pays (de 1 à 6 entre le Portugal et pays –Bas) et entre les agriculteurs souvent endettés, les céréaliers étant mieux garantis que les éleveurs. L‟espace agricole se caractérise par d‟importantes disparités entre régions d‟agriculture moderne, puissante et exportatrice et régions marginalisées.

3.  Aux réformes de la PAC

Confronté à d‟autres espaces et à de nouvelles priorités, l‟Europe a dû reformer la PAC. La réforme des années 1980 à instaurer des taxes, des primes à l‟arrachage des vignes à vin de table et des quotas limitant la production laitière. Renforcée par la signature des accords du GATT, la réforme de 1992 va encore plus loin pour diminuer les excédents structurels et les dépenses agricoles : forte baisse du prix garanti, octroi des primes en fonction du nombre d‟hectares mis en jachère. Cette  naissance d‟un nouveau système agricole va au-delà des effets économiques.

L‟exode rural renforcé dans les périphéries abandonne la terre agricole aux friches et aux reboisements. L‟essor des jachères, l‟encouragement à l‟élevage extensif sur prairie naturelle contribue aussi aux mutations du paysage. 

4.  l’importation des produits et la pollution (à reformuler sous forme de faiblesse)

Toutefois, l‟Union importe de nombreux produits exotiques, et commence à utiliser une partie de sa production agricole pour la production d‟énergie. La majeure partie de la production agricole sert toutefois à l‟élevage, consommateur de quantités très importantes de céréales souvent importées, et également très gros consommateur en eau et en énergie et source de pollution dans l‟atmosphère (CO2) et dans les eaux de surfaces (nitrates, pesticides).)

*Malgré ces difficultés, l’agriculture reste la base de l’économie européenne avec l’industrie.

VI.  LES FORCES ET LES FAIBLESSES DE L’INDUSTRIE DE L’UE

Puissante , l'industrie européenne  grâce  à  la  modernisation et  à  la  restructuration  a connu  une  évolution. Elle occupe une position dominante dans la sidérurgie, l'automobile, le pétrole et la chimie grâce à des efforts constants de modernisation et de restructuration.

A.  Les forces de l’industrie européenne

L'industrie européenne, première du monde représente 20% de la valeur et de l'emploi industriels mondiaux (entre 15% et 16,2%). Puissance industrielle majeure, l'Union confirme sa domination avec des marques industrielles puissantes. Chaque année le cabinet Interbrand classe les marques en fonction de leur puissance. La première industrie européenne est Nokia en 8e position avec une estimation de 29 milliards de dollars. La première est Coca-Cola pour 70 milliards $.  Cette  position  dominante s'explique  par  de  nombreux facteurs. 

  • L’abondance des  richesses  énergétiques  et  des  matières  premières

Richement dotée en charbon, l'UE l'est beaucoup moins en pétrole et autres métaux précieux (or...) que ses concurrents américains ou russes. La France dispose en Nouvelle-Calédonie (hors de l'Union européenne) de très grandes ressources en nickel.

Elle dispose néanmoins d'importants champs pétrolifères en mer du Nord qui sont exploités principalement par le Royaume-Uni, et de quelques sites  de production de gaz naturel. Toutefois dans les deux cas l'Union européenne est encore fortement dépendante des importations, notamment du pétrole brut du Moyen-Orient et d'Iran, du gaz de Russie et d'Afrique du Nord, ainsi que d'uranium brut destiné à être traité et utilisé dans ses nombreuses centrales nucléaires. 

  • L’Union européenne est le principal producteur d’énergies renouvelables de la planète.

 Bien  que toujours  troisième pollueur du monde après la Chine (6,2 milliards de tonnes) et les États-Unis (5,8 milliards de tonnes d'équivalent CO2), l'UE a été le principal partisan du Protocole de Kyōto, entré en vigueur en 1994. Aussi l'UE a-t-elle  mis en place un système de plafonnement et d'échange de quotas d'émissions de CO2. La directive sur le Système communautaire d'échange de quotas d'émission organise ainsi le plus grand système d'échange de droits d'émission au niveau mondial. Il a commencé en 2005 et implique les 27 États membres de l'Union européenne. Le marché Powernext Carbon (Paris, France) est la référence mondiale dans ce domaine.

L'UE représente 55 % de la puissance éolienne installée dans le monde en 2008, dont la plus grande partie produite en Allemagne et en Espagne (source: The Wind Power)

Les ressources géothermiques sont encore trop peu exploitées, et presque insignifiantes dans le bilan énergétique total. Les ressources aquifères souterraines normalement destinées à la consommation car de qualité excellente, sont assez abondantes mais très inégalement réparties sur le territoire de l'Union. Elles sont trop encore largement utilisées par l'agriculture et souvent contaminées par elle dans les régions de production agricole intensive.

  • Des entreprises dynamiques et  prospères.

  Les entreprises européennes sont parmi les plus dynamiques et les plus importantes du monde. Du fait de la délocalisation des unités de production vers des pays à coûts salariaux faibles ou sur des marchés à conquérir, elles sont présentes  dans le monde entier.

  La place privilégiée de l‟union dans le flux des Investissements Directs à  l’Etranger (IDE) témoigne de leur puissance, de leur compétitivité et de leur forte implication dans la mondialisation : depuis le milieu des années 1980, l'union est à la première zone d’accueil et d’émission devant l'Amérique du Nord.

 Toutefois, malgré d'importants mouvements de fusion et de concentration, leur poids reste inférieur à celui des grandes entreprises américaines. 

  • L’accord de  coopération  européenne

  L'accord de coopération contribue au renforcement de la cohésion communautaire et l'intégration des pays voisins. C'est le cas du programme Airbus. Le programme de  l’Agence Spatiale européenne associe Autriche, Suisse, Norvège et Suède à neuf Etats de l'union européenne. Ariane a conquis la moitié du marché mondial des lancements de satellites.

     La crise des années 1970 – 1980 a conduit la communauté à intervenir pour une réduction des capacités de production et une restructuration des branches en difficultés telle la sidérurgie ou le textile.

     La commission contrôle étroitement les aides publiques  nationales, les aides régionales étant mieux acceptées dans la mesure où elles rééquilibrent l'espace communautaire. Elle contrôle aussi les concentrations pour éviter les situations de monopole.

Cependant, malgré ces performances, l’industrie européenne est confrontée à de nombreuses difficultés.

B.  Les problèmes de l’industrie

Le traité de Rome n'a pas prévu de politique industrielle commune. Celle-ci ne s'est mise en place qu'avec retard et partiellement : le libéralisme nordique s'opposant au dirigisme latin. Aussi les Etats ont-ils  mené seuls l'aménagement du territoire. Il a fallu attendre 1975 pour que la communauté crée le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER)  qui cofinance les projets avec les Etats pour améliorer les transports, reconvertir les régions industrielles, valoir la production agricole. Pour éviter une Europe à deux vitesses, la nouvelle politique régionale de plus en plus conçue au niveau communautaire, met en place des aides accrues.

       Le cœur de l'Europe connait le problème de reconversion des friches industrielles des régions de la première révolution industrielle. Par ailleurs, s'observe le retard de l'Europe de la périphérie, de l'Irlande à la Crête en passant par l'Andalousie et le Sud Italie correspondant à la présence d'une abondante population agricole.

VII.  L’INFLUENCE DE L'UE DANS LE MONDE

Premier partenaire commercial des États-Unis, de la Chine, de l‟Inde, de la Russie et des pays composant le Mercosur. L‟Union européenne à 27 pays représente un poids économique de premier ordre dans le monde. Elle représente 31 % des richesses du monde, pour 8 % de la population mondiale. 

A.  L’influence économique de l’UE dans le monde

1.  Au plan financier

-Les banques

  Au plan financier, L'UE est le siège de quelques unes des plus  grandes banques mondiales (HSBC, Royal Bank of Scotland, BNP Paribas, Crédit agricole, Deutsche Bank...). Elle occupe une place prépondérante dans:

  • La cotation des sociétés (NYSE-Euronext = première bourse mondiale).
  • La cotation de matières premières (LSE = première place de cotation : café robusta, cuivre, plomb, zinc, aluminium...).
  • La création et la vente de produits financiers sophistiqués (produits dérivés...). "Société Générale" est le leader mondial des produits dérivés sur actions.
  • La gestion de fortune (paradis fiscaux luxembourgeois, monégasque, londonien...).

De plus, la City de Londres, qui dispose de la plus forte concentration bancaire au monde joue un rôle de leader pour les opérations bancaires internationales, ce qui témoigne de sa puissance. Rotterdam, premier port mondial, est un exemple d'une adaptation réussie aux nouvelles conditions de la circulation maritime.

-la monnaie

La monnaie unique   de l'UE ( l'euro) est utilisée par 16 États depuis le 1er janvier 2009. Elle est entrée en circulation en 1999 et elle est devenue une monnaie fiduciaire en 2002. Tous les autres pays membres se sont engagés à adopter l'euro si et seulement s'ils respectent les critères de Maastricht (ou Pacte de stabilité et de croissance). En 2008, l'euro est :

  • la première monnaie pour les émissions d'obligations
  • la première monnaie pour le nombre de billets en circulations
  • la deuxième monnaie de réserve au monde avec 25,8 % du stock des banques centrales (source BCE)
  • la deuxième monnaie d'échange avec 39,3 % des échanges internationaux libellés en euros (source BCE)

-Les réserves d'or : la mise en place du Système européen des Banques centrales, a fait des banques centrales des pays de l'Eurozone, les détentrices des plus grandes réserves jamais constituées de stock d'or au monde.

2.  Au plan commercial

L'Union européenne est la première puissance marchande du monde. Plus des deux-tiers de ses échanges ont lieu entre les vingt-sept états membres

Lors des négociations de l'OMC, l'UE parle d'une seule voix en la personne du Commissaire au Commerce de l'européenne. Elle est au cœur des échanges mondiaux en étant le premier partenaire commercial des Etats-Unis, de la Chine, de l'Inde, de la Russie, des pays composant le Mercosur, de la Corée du Sud et des pays composant l'OPEP.  (Chiffres  sur  le  commerce  extérieur). L'UE représentait 16,5 % des exportations du monde en 2007, loin devant les USA (11,6 %), mais 18,2 % des importations (contre 18,5 % pour les USA). La balance commerciale de l’UE est donc déficitaire.

Le  Commerce extérieur est l'un des domaines qui relèvent directement de la compétence de l'Union, l'un des secteurs où les États membres se sont accordés autour d'une politique commune et ont délégué sa conduite aux institutions européennes. Dans ce domaine donc, l’UE parle d’une seule et même voix. Par ailleurs, avec une participation de 20 % dans le volume total des importations et des exportations dans le monde, l'UE est aujourd'hui la première puissance commerciale du globe. Unité et puissance, ces deux facteurs expliquent le rôle central que l'UE joue dans les cycles de négociations sur la libéralisation des échanges de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

3.  Au plan politique et militaire

Au plan diplomatique, l'Union Européenne entretient des relations avec la plupart des pays ou régions du monde. Elle a conclu en son nom un grand nombre d’accords d’échanges, de partenariat ou de coopération avec de nombreux États ou groupements régionaux. Avec ses partenaires « historiques » (les anciennes colonies des États membres notamment) dans un premier temps, puis avec ses voisins (en Europe et dans le bassin méditerranéen) et enfin avec des pays ou régions plus éloignés. Son influence politique reste cependant limitée à l'échelle mondiale. Ainsi, l'UE est représentée à l'Organisation des Nations unies (Onu), mais uniquement à titre d'observateur. Elle ne joue aucun rôle au sein du Conseil de sécurité où ses États membres siègent, lorsque c'est le cas, en ordre dispersé.

        Au plan militaire, le Traité de Maastricht, signé le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993, par le titre V, met en place le deuxième pilier de l'Union européenne, créant une Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC), et permettant à l'Union européenne de faire entendre sa voix sur la scène internationale et exprimer une position sur des conflits armés. L'article 11 du Traité en donne les cinq objectifs principaux de la PESC: 

-la sauvegarde des valeurs communes et des intérêts fondamentaux de l'Union;

-le renforcement de la sécurité de l'Union;
- le maintien de la paix et le renforcement de la sécurité internationale; 
- la promotion de la coopération internationale.

La politique de gestion de crises de l'Union européenne repose sur deux composantes la composante militaire et La composante civile  

  La composante militaire a été mise en place au Conseil européen d'Helsinki (10-11 décembre 1999), et au Conseil européen de Nice (7-9 décembre 2000). D'abord, Helsinki a instauré "l'objectif global", c'est-à-dire la capacité de déployer, dans un délai de 60 jours et pendant au moins un an, une Force de réaction rapide, comprenant jusqu'à 60 000 hommes et capable de mener à bien l'ensemble des missions de Petersberg définies dans le Traité d'Amsterdam. La réalisation de cet objectif n'implique pas la création d'une armée européenne : l'engagement et le déploiement de troupes nationales se fait sur la base d'une décision souveraine prise par les États membres. Le Conseil européen de Nice a décidé de l'introduction de nouvelles structures, dont la plus importante est le Comité politique et de sécurité (COPS), créé par une décision du Conseil du 22 janvier 2001. . Le COPS suit l'évolution de la situation internationale, contribue à la définition des politiques et surveille la mise en œuvre des politiques convenues.

La composante civile  développée aux Conseils européens de Feira (19-20 juin 2000) et celui de Göteborg (15-16 juin 2001) avec une large contribution de la Commission, est mise en place afin d'améliorer un domaine où l'action de la communauté internationale en matière de maintien de la paix a montré des faiblesses. Pour fournir une valeur ajoutée, l'Union européenne établit quatre instruments interdépendants.Ils s'agit de                                             : 

  • la coopération policière : la possibilité de fournir jusqu'à 5 000 policiers, dont 1 000 dans un délai de 30 jours, pour des missions qui vont du rétablissement de l'ordre en coopération avec une force militaire à l'entraînement des policiers locaux. Des pays candidats à l'Union européenne, ainsi que l'Islande et la Norvège contribuent à la coopération en fournissant  des  capacité policières 
  • le renforcement de l'État de droit : la possibilité de fournir jusqu'à 200 juges, procureurs et autres experts
  • l'administration civile : la possibilité de fournir des équipes pour établir ou garantir des élections, la taxation,l'éducation,fourniture d'eau,   etc. 
  • la protection civile : la possibilité d'assister les acteurs humanitaires par des opérations de secours, etc. L'Union européenne doit être capable, dans un délai de trois à sept heures, de fournir deux à trois équipes d'évaluation de dix experts ainsi que des équipes d'intervention de 2 000 personnes.

4.  L’aide extérieure (mettre dans le politique)

Le commerce est, avec l'aide extérieure, le fondement de la Politique de développement de l'Union européenne. Ensemble, l'Union et ses États membres fournissent près de 55 % de l'aide publique au développement et plus des deux tiers des aides non remboursables, ce qui fait de l'Union le premier pourvoyeur d'aide dans le monde. L'objectif ultime de l'aide extérieure est de donner aux populations désavantagées des pays du tiers monde les moyens de maîtriser leur propre développement. Aujourd'hui, l'aide octroyée par l'Union ne sert pas uniquement à financer des projets de développement économique, mais aussi à mettre en place des institutions démocratiques et promouvoir les droits de l’homme. En ce qui concerne l'aide humanitaire, le rôle de lUE dans ce domaine s'est développé au cours de la dernière décennie. Il est coordonné par l'Office humanitaire de la Communauté européenne (Echo). Créé en 1992, l'Office a pour mandat d’apporter, dans les pays tiers, une aide humanitaire efficace aux victimes de catastrophes naturelles, de conflits armés ou de crises structurelles.

5.  L’influence linguistique.

Francophonie, commonwealth

Concept récent, la francophonie rend compte d'une double réalité historique :

l'expansion du français liée à la constitution d'un empire colonial à partir de la fin du XIXe siècle, puis la nécessité, avec la décolonisation, de repenser les liens entre l'ancienne métropole et ses colonies désormais émancipées, tout en résistant à la diffusion de l'anglais et du modèle anglo-saxon.

Au cours des siècles précédents, le français a déjà connu des phases d'expansion et de recul. Langue des élites politiques et culturelles européennes aux XIIe et XIIIe siècles, après le latin, et même langue officielle de l'Angleterre, concurrencé durant la Renaissance par l'italien, le français est, au siècle des Lumières, la langue des cours et, jusqu'au début du XXe siècle, celle de la diplomatie, statut qu'elle perd avec le traité de Versailles (1919). La réalité de son déclin est alors partiellement masquée par l'extension géographique de l'Empire colonial français.

Lorsqu'en 1962, la revue Esprit redonne vie au terme de francophonie, c'est pour célébrer la vitalité d'une langue qui s'enrichit des apports de cultures diverses réunies au sein d'un ensemble alors en quête d'identité et de structures, après l'échec de la Communauté française telle qu'elle avait été promue par le général de Gaulle. Des dirigeants tels que le Tunisien Habib Bourguiba, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Cambodgien Norodom Sihanouk ou le Nigérien Hamani Diori expriment le souhait de voir naître une nouvelle communauté politique, s'inspirant du Commonwealth formé par les pays de l'ancien Empire britannique et capable de faire poids égal avec celui-ci. Mais faute d‟une possible parité entre partenaires, l'organisation institutionnelle de la Francophonie bute pendant longtemps sur les accusations de « néocolonialisme » qu'un tel projet suscite. La Francophonie n'en cristallise pas moins les aspirations des uns à redéfinir les rapports entre Nord et Sud, des autres à défendre une identité culturelle et politique perçue comme menacée. Les balbutiements de la francophonie institutionnelle coïncident ainsi avec l'arrivée au pouvoir au Québec du Parti libéral ; la langue devient un véritable enjeu dans le débat sur l'autonomie de la province francophone.

Les premières structures internationales concernent le domaine éducatif :

la conférence des ministres de l'Éducation des pays ayant en commun l'usage du français (Confemen) voit le jour en 1960, et l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (Aupelf) en 1961.

Un pas décisif est franchi avec la création, le 20 mars 1970, de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), la première organisation intergouvernementale francophone. En 1986, la réunion à Versailles du premier sommet des chefs d'État et de gouvernement des pays ayant en commun l'usage du français marque une nouvelle avancée de la Francophonie politique. En 1991 est créé le Conseil permanent de la Francophonie (CPF), où siègent les représentants des chefs d'État ou de gouvernement. En 1995, l'ACCT devient l'Agence de la francophonie. Avec la Charte de la Francophonie, adoptée en 1997 au sommet de Hanoï, un poste de Secrétaire général de la Francophonie est créé. L'Agence de la Francophonie, devenue en 1997 l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, prend en 2005 le nom d'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la suite de la réforme institutionnelle parachevée la même année. 

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), principal « opérateur » de la Francophonie, rassemble les actions politiques et les programmes de coopération.

Les missions de l'OIF se sont progressivement étendues à la prévention des conflits dans l'espace francophone et à la promotion de la démocratie et des droits de l'homme. Le cadre stratégique, adopté en 2004 au sommet de Ouagadougou, définit quatre axes : la promotion de la langue française et de la diversité culturelle ; la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l'homme ; l'appui à l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la recherche ; le développement de la coopération au service du développement durable et de la solidarité. Depuis 1997, un Secrétaire général, élu pour quatre ans par les chefs d'État et de gouvernement, dirige l'OIF. 

À travers ces institutions, l'organisation francophone mène une politique de coopération multilatérale très active dans le domaine de l'éducation, de la recherche et de la culture : de l'alphabétisation à la création de chaînes télévisées francophones, de la mise en réseau de l'information scientifique et technique au financement de projets favorisant le développement de sites francophones sur Internet. Cette coopération s'étend aussi au domaine de l'économie, avec par exemple la mise en place d'un centre d'information économique de la francophonie.

Être francophone, c'est parler français. La francophonie désigne donc tous les pays où on parle français. C'est aussi une organisation politique qui regroupe des pays unis par la langue française.

B.  Le poids économique de l’Union Européenne

L'UE s'affirme comme l'une des principales puissances économiques avec plus de 29,89 % du PIB mondial (2006) soit environ 14,42 millions de dollars et 30 % du PNB mondial (26% pour les USA ; 18% pour le Japon). C'est le premier pôle commercial. Elle réalise 45% des exportations mondiales et regroupe 5 des 7 premières puissances mondiales (France, Italie, Royaume Uni, Pays Bas, Allemagne).

L'UE dispose de places financières très puissantes comme la bourse de Londres de Paris et de Francfort. L'Euro et la livre sterling sont également des monnaies fortes qui garantissent la suprématie économique de l'UE. L'agriculture et l'industrie de par la qualité de leur rendement assurent le rayonnement de l'Union. L'UE est le siège de nombreuses banques mondiales telles que la Deutsche Bank, Crédit agricole, BNP Paribas, Royal Bank, HSBC.

L'UE en 2008 a été la première destination touristique mondiale soit 53% des 924 millions de touristes internationaux. Le rayonnement européen est assuré par ailleurs par l'aide publique au développement accordé aux PVD. Elle assure en effet plus de 55 % de l'APD. 

C.  Le rayonnement socio-culturel

La culture européenne conserve une influence mondiale. L'anglais et le français sont les deux langues traditionnelles de la diplomatie. Les grandes écoles artistiques et littéraires du patrimoine européen sont des références dans le monde entier surtout sur les continents européanisés. L'union s'est constituée dès le début autour des idéaux des droits de l'homme et de la démocratie qui sont nés en Europe et tendent à devenir universels. Dans le domaine sportif l'UE occupe une place de choix. En effet, c'est le premier pôle footballistique mondiale.

D.  le poids politico-militaire

Au plan diplomatique, l'UE entretient des relations avec la plupart des régions/pays du monde. Elle a conclu un grand nombre d'accords d'échange, de partenariat ou de coopération avec de nombreux Etat ou groupement régionaux.

Son influence politique reste cependant limitée à l'échelle mondiale. Ainsi elle est représentée à l'ONU mais au titre d'observateur. Elle ne joue aucun rôle au sein du conseil de sécurité. Cependant certains Etats comme la France et la Grande Bretagne possèdent un droit de Veto qui leur assure une certaine représentativité dans le monde.  

VIII.  Conclusion

Depuis sa naissance, l'UE est devenue l'une des grandes puissances économiques mondiale. Elle intervient sur divers plans aux côtés des pays ACP en leur apportant des aides et des accords de prêt. Elle compte aujourd'hui 27 Etats membres avec la sortie de la Grande Bretagne en janvier 2020.

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