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Les maladies.

I.  INFECTION ET MALADIES VIRALES

A.  Une IST d’origine virale : l’infection à VIH et le SIDA

Le mot sida veut dire «  syndrome immunodéficitaire acquis » ou « syndrome d’immunodéficience acquise ». Le sida est une épidémie mondiale. En tout, environ 38,5 millions de personnes dans le monde sont atteintes par le virus. Chaque minute, 9 personnes (dont 1 enfant) meurent du sida.
Le sida touche tous les pays du monde, surtout les pays de l’Afrique subsaharienne (la partie du continent située au sud du désert du Sahara), où, en 2006, on comptait 24,5 millions de personnes touchées (presque 64 % de la totalité des cas de la planète), et en Asie (8 millions de personnes en 2006)

1.  les signes de la maladie

Juste après avoir attrapé le VIH, la personne nouvellement infectée présente parfois des symptômes qui ressemblent à ceux d’une grippe : de la fièvre, des maux de tête, des ganglions( petit organe ou renflement arrondis situés sur le trajet des réseaux lymphatiques ou nerveux)dans le cou. Mais le plus souvent, l’infection passe inaperçue.

Après l’infection, le virus reste silencieux pendant plusieurs années(2 à 15 ans selon les cas) : c’est-à-dire que la personne infectée ne présente aucun symptôme (signe) de la maladie. Mais dans son organisme, le VIH se multiplie et commence à détruire petit à petit son système immunitaire.

Quand le nombre de lymphocytes dans le sang devient trop faible, les premiers symptômes apparaissent. La personne malade devient très maigre, elle souffre d’une diarrhée chronique et elle a en permanence des ganglions qui s’augmentent de volume. Elle devient sensible à de nombreuses maladies que les personnes qui ont un système immunitaire en bonne santé n’attrapent pas (on parle d’infections opportunistes). Parmi ces infections, on trouve par exemple le sarcome de Kaposi, qui est un cancer très rare de la peau, des infections pulmonaires (toux, tuberculose,…)

2.  Agent causal et mode de transmission

  1. Agent causal
    Le sida est une infection sexuellement transmissible due à un virus. C’est une maladie mortelle. Il est provoqué par un virus appelé VIH (en anglais HIV), le virus de l’immunodéficience humaine. Il est appelé ainsi parce qu’il provoque la destruction des défenses de l’organisme contre les microbes (les défenses immunitaires) : c’est ce que veut dire le mot immunodéficience (déficience de l’immunité).
  2. Mode de transmission
    Le VIH est présent dans le sang, dans les sécrétions sexuelles (le sperme, les sécrétions vaginales) et dans le lait maternel. Il se transmet de trois façons différentes :
    • par voie sexuelle : lors de rapports sexuels non protégés (sans préservatif) avec une personne porteuse du virus (le sida est une infection sexuellement transmissible) ;
    • par voie sanguine : comme le virus du sida se multiplie dans le sang, il peut se transmettre quand du sang infecté pénètre dans l’organisme, par exemple quand on a une petite blessure et qu’on se trouve en contact avec du sang d’une personne contaminée (qui a une plaie ouverte, qui saigne). Cela peut-être aussi le cas quand on se pique par accident ou qu’un utilise une seringue contaminée (c’est pourquoi les personnes qui se droguent avec des drogues injectables comme l’héroïne ne devraient utiliser que des seringues neuves et ne prêter leurs seringues à personne). Dans les pays pauvres qui manquent d’infrastructures médicales, il existe des risques importants au cours des transfusions de sang, parce que le matériel médical est mal stérilisé (ce risque n’existe plus dans les pays industrialisés). Enfin, les personnes qui travaillent dans le milieu médical, comme les médecins ou les infirmiers peuvent parfois même si c’est rare se couper avec du matériel médical (par exemple des seringues, des scalpels, etc.) contaminé par le virus ;de la mère à l’enfant au cours de la grossesse et l’allaitement : une mère séropositive peut transmettre le virus à son bébé pendant la grossesse et pendant l’allaitement.

NB :
Dans tous les gestes de la vie quotidienne, comme serrer la main de quelqu’un, boire dans son verre, emprunter ses couverts, utiliser les toilettes publiques, toucher des poignées de porte, etc., il n’y a aucun risque d’attraper le sida. Il n’y a pas non plus de risque en embrassant quelqu’un sur la bouche, en étant piqué par un moustique ou encore en donnant son sang. Par contre, il ne faut pas partager sa brosse à dents (parce que les gencives peuvent saigner) ni son rasoir (à cause des coupures).

Remarque:
Le test de dépistage est un test qui permet de savoir si l’on a, ou pas, le virus du sida. Il se fait à partir d’une prise de sang. Il est négatif si la personne n’a pas le virus (on parle de séronégativité ou de personne séronégative), et positif si elle l’a contracté (on parle de séropositivité ou de personne séropositive).Le test de dépistage du VIH est conseillé à toute personne ayant connu une situation à risque (rapports sexuels non protégés, utilisation de seringues usagées, accident avec du matériel médical, etc.) et aux couples qui veulent cesser d’utiliser des préservatifs, pour savoir s’il n’y a pas de risque à le faire .Une personne vivant avec le VIH (PV VIH ou PV/VIH) est une personne séropositive ou une personne malade. Une personne infectée est une personne contaminée.

Facultatif :
ce que fait le virus du sida dans l’organisme
Le virus du sida infecte les cellules du système immunitaire chargées de la défense de l’organisme contre les microbes et les infections : les lymphocytes (en particulier les lymphocytes T-CD4). Il se multiplie à l’intérieur de ces lymphocytes et finit par les détruire. Quand les lymphocytes ne sont plus assez nombreux, le système immunitaire ne fonctionne plus correctement : la personne attrape toutes sortes de maladies, contre lesquelles son organisme n’est plus capable de se défendre ; même une maladie bénigne (banale) comme le rhume peut devenir grave chez un malade du sida. Ce sont ces maladies qui finissent par provoquer la mort du malade.

3.  Les conséquences socio-économiques

Le sida affaiblit l’organisme de l’homme si bien qu’on observe une baisse progressive de rendement du travail chez les PV/VIH. Ces personnes deviennent une charge pour leur famille et la société. La prise en charge des PV/VIH est très coûteuse pour le budget familial et pour la société. Les décès de ces personnes endeuillent de nombreuses familles et parfois laissent derrières elles des orphelins abandonnés à eux-mêmes sans soutien aucun.

4.  La lutte contre l’infection

  1. La prévention
    Il existe ainsi des règles de prévention qui permettent d’éviter d’attraper le virus ou de le transmettre.*Lors des rapports sexuels, il faut utiliser systématiquement un préservatif (masculin ou féminin) quand on ne connaît pas l’état de santé de son ou sa partenaire, ou si le ou la partenaire est séropositif (ve) : c’est le seul moyen de contraception qui permet aussi de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles. *Il faut faire un test de dépistage avant d’arrêter d’utiliser des préservatifs.*les usagers de drogues ne doivent pas se servir de seringues utilisées par d’autres personnes (il existe des seringues jetables que l’on n’utilise qu’une fois).*Dans les hôpitaux et chez les médecins, les instruments doivent être désinfectés (stérilisés) chaque fois qu’ils servent.*toute femme séropositive et enceinte doit avoir un suivi médical
  2. Conduite à tenir
    En cas de maladie, il faut :
    • se faire prendre en charge par des services compétents.
    • respecter strictement les traitements antirétroviraux (ARV).                                           

Facultatif :
Les traitements contre le virus du sida sont une association de plusieurs médicaments (on parle de multi thérapie ou de poly thérapie). En général, les médecins associent trois médicaments (trithérapie). Les traitements actuels permettent de prolonger la vie des malades et de retarder l’apparition des maladies opportunistes. Mais il n’existe aucun médicament capable de guérir la maladie : le sida est une maladie mortelle dans 100 % des cas. Le fait de prendre des médicaments contre le VIH n’empêche pas la transmission, car le virus continu à être présent dans le corps. À l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccin contre le virus du sida.

B.  LA RAGE

1.  Les signes de la maladie

La période d’incubation (entre la pénétration du germe de la maladie dans l’organisme et l’apparition des premiers signes)  chez l’Homme, dure d’une semaine à deux ans, en moyenne de cinq à six semaines. Pendant ce temps, le virus remonte les filets nerveux et finit par provoquer une méningite et une encéphalite- chez l’Homme : la maladie se manifeste sous deux formes :

À la fin de la période d’incubation, la cicatrice de la morsure ou la plaie qui a été léchée est irritée et douloureuse, et la région lésée peut être engourdie. L’anxiété est une manifestation courante. Ce stade initial dure environ deux jours.

*Au stade suivant, s’il s’agit d’une forme furieuse, le patient devient irritable, hypersensible et agité ; des hallucinations et des convulsions sont possibles. Le malade ressent également une soif intense, mais la vue ou la simple mention de l’eau provoquent des spasmes (contractions involontaires) du larynx ; cette aversion pour l’eau est typique (spécifique). On observe souvent de la fièvre et une hyper salivation : la bouche et la gorge sont encombrées d’un mucus épais qui provoque de la toux et des expectorations fréquentes.il mord tout ce qu’il rencontre, bave, crie ;….

*La forme paralytique se différencie de la précédente par une paralysie ascendante commençant au niveau des jambes et par des troubles de la conscience aboutissant au coma.

Ce stade, qui dure de trois à six jours, s’achève presque toujours, en l’absence de traitement, par le décès du patient au cours d’une crise convulsive ou par défaillance cardiaque ou respiratoire

NB : Dès que la rage est déclarée, la mort par paralysie est certaine

-chez le chien :Tous les animaux à sang chaud peuvent être atteints par cette maladie. Cependant, trois types de rage animale intéressent l’Homme pour des raisons épidémiologiques, le monde animal étant le seul réservoir de virus à partir duquel l’Homme se contamine.

La rage dite citadine (rage des rues), qui concerne les animaux domestiques, les chats et les chiens, mais aussi les bovins, a pratiquement disparu. La rage des chiroptères, qui atteint les chauves-souris et les vampires, ne se voit guère qu’aux États-Unis. La rage Sylva tique est transmise à l’Homme directement ou par l’intermédiaire d’animaux domestiques devenus errants. Encore présente en Europe, et même en phase de recrudescence, elle touche les mammifères sauvages (renards, loups, blaireaux).

Chez l’animal, la rage se manifeste sous deux formes : rage furieuse et rage paralytique. Dans le premier cas, l’animal, en proie à une intense excitation, essaie de mordre tout être vivant qu’il rencontre. Dans le second cas, moins répandu, le stade d’excitation est de très courte durée, voire absent ; la paralysie touche d’abord les muscles masticateurs et laryngés, avant de s’étendre.

2.  Agent causal et mode de transmission

  1. Agent causal
    l’agent causal de la rage est le virus de la rage ou virus rabique. Il appartient à la famille des Rhabdoviridae et du genre Lyssavirus (identifié en 1903 par PAUL REMLINGER).
  2. Mode de transmission
    La rage est une zoonose (maladie transmise de l’animal à l’homme). Le virus de la rage est présent au niveau de la salive des animaux enragés. La transmission du virus se fait par morsures le plus souvent (chien enragés surtout) mais peut se faire par simple léchage. Après une infection, le virus pénètre le système nerveux périphérique à travers les nerfs jusqu’au système nerveux central où ils se multiplient et provoque une méningite et une encéphalite (inflammation de l’encéphale) modifiant le fonctionnement de se dernier.

3.  La lutte contre la maladie

  1. La prévention.
    Différentes mesures permettent d’éviter la propagation de la rage à l’Homme.
    • Les animaux domestiques, comme les chiens et les chats, sont généralement vaccinés et, dans de nombreuses régions, cette vaccination est obligatoire.
    • Les animaux (chiens, chats, …) errants doivent être systématiquement capturés, et éventuellement abattus
  2. La conduite à tenir
    • Le traitement en cas de morsure par un animal enragé ou présumé tel consiste tout d’abord à nettoyer immédiatement la plaie à l’eau et au savon, à appliquer un antiseptique, et à la nettoyer chirurgicalement si elle est contuse.
    • Le vaccin antirabique utilisé dans un dessein curatif est efficace même si la contamination a déjà eu lieu, en raison de la longue incubation caractéristique de la rage. Le traitement est pratiqué dans un centre antirabique agréé, en fonction de l’ensemble des informations (situation de la rage animale dans la région, état de l’animal responsable, gravité de la morsure, etc.). Il comporte six injections réparties sur trois mois. On peut lui associer des gammaglobulines (anticorps) antirabiques

II.  LES MALADIES CAUSEE PAR LES BACTERIES

A.  Le tétanos

1.  Les signes de la maladie

Les signes de la maladie sont:

  • fièvre
  • contractions involontaires,douloureuses et violentes des muscles masticateurs (machoires serrées)
  • propagation des contractures à d'autres muscles
  • raidissement du corps

La mort survient généralement par asphyxie.

Chez le nouveau-né, les signes sont voisins de ceux de l'adulte.

2.  L'agent causal et mode de transmission

L'agent causal du tétanos est le bacille tétanique ou bacille de Nicolaier. C'est une bactérie anaérobie stricte ( obligatoire), le plus souvent à l'état de spore, dans la nature.

Les bacilles tétaniques pénètrent dans l'organisme:

  • par une plaie profonde au contactde terre souillée
  • au cours d'un avortement septique
  • au cours de certaines interventions pratiquées avec des instruments souillés.

Une fois dans l'organisme, les spores germent et donnent des bacilles tétaniques. Ceux-ci restent sur place au point de pénétration et se multiplient. Ensuite, ils produisent des toxines tétaniques qui diffusent dans tout l'organisme et provoquent la maladie: le tétanos est une toxémie.

3.  La lutte contre la maladie

  1. La prévention
    Pour prévenir le tetanos, il faut:
    • faire le vaccin antitétanique avec tous ses rappels
    • utiliser des instruments stérilisés pour intervenir sur le corps
  2. La conduite à tenir
    En cas de blessure il faut:
    • bien désinfecter la plaie et faire un pansement
    • faire le serum antitétanique

B.  La tuberculose pulmonaire

1.  Les signes de la maladie

La période d’incubation est de 4 à 12 semaine, après laquelle on a entre autres les symptômes suivantes :

  • une toux persistante ;
  • des crachats purulents et sanguinolents ; une perte d’appétit, amaigrissement et  fatigue ;
  • des douleurs dans la poitrine ;                                                                                              
  • une fièvre le soir (vespérale) suivie de sueurs nocturnes

2.  Agent causal et le mode de transmission

  1. Agent causal
    La tuberculose est due à la bactérie Mycobacterium tuberculosis, couramment appelée bacille de Koch ou bacille tuberculeux. Elle est découvert en 1882 par un médecin allemand Heinrich Herman Robert Koch (1843-1910), d’où son nom de bacille de Koch (BK). C’est lui aussi qui à découvert en 1884 le vibrion cholérique Le bacille de Koch est très résistant à cause de sa coque. Elle appartient à la famille des mycobactéries. Elle est entourée d’une paroi très riche en lipides et donc dotée d’une grande imperméabilité, ce qui lui confère une résistance naturelle à de nombreux antibiotiques et la rendent moins sensible que d’autres bactéries aux désinfectants.

    Robert Koch

  2. Mode de transmission
    la tuberculose se propage d’une personne à une autre par voie aérienne. Lorsque les personnes atteintes de tuberculose toussent, crachent ou éternuent, elles projettent dans l’air les germes de la maladie. Il suffit d’en inhaler quelques-uns pour être infecté. La maladie se transmet occasionnellement par voie orale ou digestive (ingestion de lait ou de produit laitiers d’origines bovines non traités).

3.  Le développement du germe

  1. la primo-infection ou tuberculose initiale
    Une fois que les BK arrivent dans les poumons, une défense naturelle de l’organisme se déclenche. A cause de leurs coques très protectrice, les polynucléaires sont incapables de les phagocyter. C’est alors qu’interviennent les lymphocytes (produit par les ganglions lymphatiques des poumons) qui fusionnent formant ainsi avec des grandes cellules volumineuses, géantes autour des foyers des BK ; des tubercules ou follicules tuberculeux. Les BK étant emprisonnés dans ces tubercules ne se multiplient pas et restent dans cet état si l’organisme est vainqueur ; le sujet ne manifestera pas les signes de la tuberculose : c’est la primo-infection.
  2. la tuberculose pulmonaire ouverte
    Si les BK sont vainqueur, les cellules formant les tubercules meurent et donnent une sorte de pus (substances épaisse et blanchâtre constituée de BK vivants, de lymphocytes, de polynucléaires morts et du tissu pulmonaire détruit). Ce pus s’écoule dans les bronches, remonte la trachée artère et est rejeté à l’extérieur sous forme de crachats très riche en BK : on parle de tuberculose pulmonaire ouverte. A ce stade, le malade est très contagieux. Si les vaisseaux sanguins sont atteints, le crachat est sanguinolent.

4.  Lutte contre la maladie

a.prévention

  • vaccination par le BCG, lutter contre l’alcoolisme ;
  •  lutter contre le sida, améliorer les conditions de vies des populations

     De 1905 à 1915, Albert Calmette étudie, en collaboration avec son confrère bactériologiste et vétérinaire Camille Guérin (1872-1961), le mécanisme infectieux de la tuberculose, ainsi que la bactérie qui provoque cette maladie, le bacille Mycobacterium tuberculosis. Après avoir interrompu un temps leurs recherches, ils les reprennent en 1919. L’équipe de chercheurs, formée dans ce but à l’Institut Pasteur de Paris, a pour but est de produire une bactérie dite atténuée (dont le pouvoir pathogène est extrêmement réduit) à partir de laquelle élaborer un vaccin.

Après de nombreux essais sur des animaux (lapin, cobaye, bovins, singes), leurs travaux aboutissent en 1921, date à laquelle où des essais de vaccination probants ont lieu, à l’hôpital de la Charité, sur des enfants nés de parents atteints par la tuberculose. Le vaccin antituberculeux qu’ils viennent de créer, composé de bacilles atténués émulsionnés avec de la bile de bœuf, porte leur nom : il s’agit du BCG, pour vaccin bilié Calmette-Guérin.

 

b. conduite à tenir en cas de maladie,

il faut :

  • éviter de cracher par terre, mais plutôt dans un crachoir ;
  • tousser dans un linge placé devant la bouche ;
  • vivre dans local bien éclairé et bien aéré car les BK ne résiste pas longtemps à la lumière et à l’air ;
  • avaler régulièrement ses médicaments

5.  Autres formes de tuberculoses

Il existe d’autres formes de tuberculose que sont : la tuberculose cutanée, méningée, osseuse, vertébrale ou mal de Pott, …

C.  Une IST d’origine bactérienne : la syphilis

1.  Les signes de la maladie

  • la syphilis primaire elle est caractérisée par l’apparition d’une plaie arrondie, indolore, rose, propre au niveau des organes génitaux (verge, gland, urètre, col de l’utérus, vagin, vulve, anus,) mais quelques fois au niveau de la muqueuse buccale (langue, lèvre,…). Cette plaie est appelée chancre syphilitique ou chancre d’inoculation. La plaie apparait 2à 6semainesaprès l’infection et disparait spontanément au bout de 4 à 6semaines.

 

  • la syphilis secondaire cette phase apparait 03 à 10 semaines après le chancre et dure 4mois à 2 voir 3ans. Cette phase se distingue par des roséoles (petites tâches roses sur la peau et rouge sur les muqueuses de la langue, de la gorge, des lèvres, …) et parfois des lésions cutanées indolores. Les signes visibles peuvent disparaitre même sans traitement, mais la syphilis reste présente dans l’organisme et transmissible.

 

  • la syphilis tertiaireCe stade apparait après plusieurs années de développement au cours duquel le malade semble en bonne santé. Tout l’organisme est atteint ; sans traitement, la maladie s’aggrave sérieusement par : *des atteintes cardio-vasculaires ; *des atteintes du système nerveux central ; *des atteintes articulaires ;*une atteinte de la moelle épinière appelée tabès dorso-lombaire (ou ataxie locomotrice progressive). Ce tabès se traduit notamment par une perte de la coordination musculaire, une incontinence et une diminution des réflexes, *un syndrome de paralysie générale affectant à la fois les facultés motrices et intellectuelles ; …..

         

2.  Agent causal et mode de transmission

a.Agent causal

La syphilis est provoquée par une bactérie du groupe des spirochètes, le tréponème pâle (Treponema pallidum). C’est une bactérie de forme très allongée, torsadée sur elle-même ; elle est longue de 6 à 15 microns (millièmes de millimètres) pour une largeur de 0,1 à 0,2 microns. Il existe en réalité plusieurs sous-espèces (variétés) de cette bactérie. L’agent de la syphilis est la sous-espèce Treponema pallidum. Les autres sous-espèces provoquent des maladies de la peau et des muqueuses, dites tréponématoses endémiques ou syphilis non vénériennes, sévissant dans la zone inter-tropicale : le pian, et la pinta

b.Le mode transmission

Dans la majorité des cas, la contamination se fait par contact sexuel, notamment si la peau ou les muqueuses présentent des lésions qui permettent à la bactérie de pénétrer dans l’organisme. Dans les pays industrialisés, les contaminations non sexuelles représentent environ 5 p. 100 des cas et concernent surtout le personnel soignant des hôpitaux. Cependant, dans les pays dans lesquels les conditions sanitaires et les mesures d’hygiène en milieu médical sont déficientes, il existe un risque assez élevé de transmission du tréponème de la syphilis lors des transfusions sanguines.

Par ailleurs, une femme enceinte peut transmettre la maladie à son fœtus (syphilis congénitale). Les risques d’atteinte du fœtus sont d’autant plus élevés que la grossesse est avancée au moment de la contamination de la mère.

 

3.  La lutte contre la maladie

a.Prévention

La prévention passe par l’utilisation de préservatifs, par le dépistage (examens prénuptiaux, dépistage systématique chez les femmes enceintes…) et, en milieu médical, par l’analyse des échantillons de sang et la destruction du sang contaminé.

Traiter toutes les personnes ayant eu des contacts sexuels avec une personne en période de contagion (c’est-à-dire aux premier et second stades de la maladie), et de pouvoir effectuer un diagnostic précoce. Il n’existe ni vaccin ni traitement préventif contre cette maladie.

b.conduite à tenir

Dès qu’on observe une lésion ou une plaie suspecte, il faut : *se rendre dans un centre de santé ; *respecter les traitements prescrit.                                                                                                                                Le médicament choisi en première instance est la pénicilline benzathine. D’autres antibiotiques (des tétracyclines) peuvent être prescrits en cas d’allergie à cette dernière. Le traitement est injecté en une seule fois ou administré sur plusieurs semaines, selon le stade de la maladie et la possibilité de suivi du patient. Il permet la plupart du temps de guérir définitivement le malade. Chez la femme enceinte, il assure également l’éradication de la bactérie chez le fœtus, s’il est réalisé avant le cinquième mois de grossesse. Il s’agit d’un traitement curatif, qui ne prévient en aucune façon contre une nouvelle contamination.

 

III.  UNE MALADIE CAUSEE PAR UN PROTOZOAIRE : LE PALUDISME

Le paludisme est une maladie infectieuse affectant l’homme, les oiseaux et les singes

A.  Les signes de la maladie

 Les principales signes caractéristiques du paludisme sont entre autres :

  • une fièvre continue accompagnée d’une malaise : fatigue générale, nausées, vomissements, courbatures, migraines, diarrhée,…
  • une anémie, augmentation du volume de la rate ;

Par la suite d’autres signes variables apparaissent :

  • la lassitude, des frissons, une fièvre forte, sudation suivie de baisse de la fièvre ; ce sont des accès intermittents qui ont lieu un jour sur deux, ….
  • des atteintes nerveuses caractérisées par des convulsions, des troubles respiratoires, le coma ; c’est l’accès pernicieux qui atteint surtout les enfants (-5ans)et les adultes en contact avec le germe pour la première fois. Les complications peuvent entrainer la mort.

B.  Agent causal et le mode de transmission

1.  Agent causal

l’agent responsable du paludisme est le plasmodium. Il existe 04 espèces pathogènes de l’homme :plasmodium malariae, plasmodium vivax, plasmodium ovale et le plasmodium falciparum qui est le plus grave (responsable des décès par palu et des accès pernicieux).

2.  Le mode transmission

L’Homme contracte le paludisme par la piqûre de moustiques, les anophèles (femelles uniquement), infectés par des plasmodiums. L’anophèle est appelé vecteur

C.  Le cycle de développement du plasmodium

1.  Chez l’homme (hôte définitif)

La forme injectée, le sporozoïte, gagne le foie. Il se multiplie dans les cellules hépatiques, libérant des mérozoïtes dans la circulation sanguine : c’est la phase hépatique. Les mérozoïtes infectent les globules rouges. Ils s’y transforment en schizontes, qui se multiplient. Cette multiplication finit par provoquer l’éclatement des globules rouges, ce qui libère les schizontes dans le sang. C’est l’éclatement périodique des globules rouges qui provoque les accès cycliques de paludisme, accompagnés de fortes fièvres : c’est la phase sanguine. Selon l’espèce de plasmodium impliquée, il s’écoule 48 h ou 72 h entre l’infestation du globule rouge et son éclatement.

Dans le sang, les schizontes peuvent envahir d’autres globules rouges, ou bien se transformer en gamétocytes, futures cellules reproductrices

2.  Chez l’anophèle femelle (hôte intermédiaire)

Ce sont les gamétocytes qui sont responsables de l’infestation des femelles des moustiques (les seules à piquer). Dans leur tube digestif, les gamétocytes se transforment en gamètes, cellules reproductrices. La fécondation d'un gamète femelle par un gamète mâle produit un zygote (cellule-œuf), qui se développe en sporozoïte. Les sporozoïtes migrent ensuite dans les glandes salivaires du moustique, d'où ils pourront contaminer un nouvel individu lors d’une piqûre.

D.  Lutte contre la maladie

1.  Prévention

La protection totale contre le paludisme est impossible ; la réduction du risque passe par l’évitement, dans la mesure du possible, des piqûres de moustiques : usage de moustiquaires et de répulsifs anti-moustiques, port de pantalons et vêtements couvrants et de chaussures fermées pendant les périodes d’activité des moustiques, éliminer les gîtes des larves en drainant les eaux stagnantes en débouchant les caniveaux, …

La prévention médicamenteuse consiste en la prise d’un traitement antipaludéen pendant les séjours en zones endémiques. Elle vise à éviter le développement de la maladie en cas d’infection, mais n’est pas capable d’empêcher l’infection en cas de piqûre par un moustique contaminé. Par ailleurs, le traitement préventif n’offre pas une protection totale : il ne dispense donc pas de la protection contre les piqûres de moustiques.

2.  Conduite à tenir

En cas de fièvre prolongée, faire un examen de sang (la goutte épaisse). S’il est positif, suivre rigoureusement le traitement prescrit.